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Le gaspillage en chiffres

Le gaspillage n'est plus invisible.

Comprendre l'ampleur du gaspillage des invendus en France et en Europe — pour mieux mesurer l'impact de chaque palette redirigée.

Le constat global

Le constat global

Chaque année, le gaspillage lié aux invendus atteint des niveaux considérables, en particulier en Europe et en France. Les invendus non alimentaires neufs — cosmétiques, textiles, jeux, produits culturels ou encore électroménager — représentent à eux seuls près de 4 milliards d'euros de valeur marchande en France, soit environ 3 % du chiffre d'affaires des entreprises.

Pourtant, seulement deux tiers de ces produits sont réellement réemployés(revendus, donnés ou réparés), tandis qu'un tiers est encore détruit, via le recyclage, l'incinération ou l'enfouissement. Au-delà de la perte économique, cet enjeu a un impact environnemental majeur, en générant des déchets et des émissions évitables.

Face à cette réalité, la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire) interdit désormais la destruction des invendus non alimentaires, poussant les entreprises à repenser leurs pratiques et à privilégier des solutions de réemploi.

Le gaspillage en chiffres
En savoir plus sur la Loi AGEC

Focus produits

Focus sur les produits non alimentaires

Les invendus non alimentaires couvrent une grande diversité de produits issus de secteurs comme le textile, le high-tech, le mobilier, la décoration, la puériculture ou encore les équipements du quotidien. Chaque année, des volumes importants de stocks restent immobilisés alors même qu'ils conservent une durée de vie parfaitement exploitable.

Fins de série, surstocks, retours clientsou produits légèrement déclassés représentent autant de ressources encore utilisables. Plutôt que d'être stockés ou détruits, ces produits peuvent être réemployés rapidement, offrant ainsi une seconde vie à forte valeur sociale et environnementale.

Côté entreprises

Côté entreprises

Le gaspillage des produits non alimentaires neufs concerne l'ensemble des secteurs, avec une part significative d'invendus souvent détruits ou stockés inutilement, générant des coûts liés à la destruction, au stockage et à l'immobilisation de valeur.

Ce phénomène touche de manière variable les industries, mais reste structurel dans de nombreux marchés. Les produits culturels sont les plus impactés, avec 8,9 % du chiffre d'affaires concernés par les invendus, suivis de la puériculture (4,1 %), des jeux et jouets (2,9 %), des fournitures scolaires et de bureau (2,8 %), du linge de maison (2,7 %) et de l'ameublement (2,3 %). Viennent ensuite les équipements de sport (2,2 %), l'équipement de la maison (1,6 %), les vêtements et chaussures (1,5 %), l'électroménager (1,3 %), l'hygiène et les soins (1,2 %) et enfin les produits d'entretien (1 %).

Ces chiffres illustrent l'ampleur des pertes économiques liées aux invendus et l'importance de mettre en place des solutions de revalorisation efficaces.

Impact environnemental

L'impact environnemental

La destruction des invendus génère une empreinte carbone importante, notamment à travers les émissions de CO₂ liées à l'incinération, au transport et au traitement des déchets. Chaque produit détruit représente une ressource perdue et contribue à l'augmentation de déchets pourtant évitables.

En intégrant une logique de réemploi, les entreprises peuvent réduire significativement leur impact environnementalet limiter la production de déchets inutiles. Cette démarche s'inscrit directement dans la maîtrise de leur empreinte carbone et dans l'amélioration globale de leur performance RSE.

La solution

Transformer les chiffres en impact

Face à ces constats, le don s'impose comme une alternative concrète pour revaloriser les invendus et éviter leur destruction. En donnant une seconde vie aux produits, les entreprises transforment une perte en opportunité, avec des bénéfices à la fois économiques, logistiques et RSE.

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Le gaspillage des invendus représente un enjeu majeur. En France, les invendus non alimentaires neufs atteignent près de 4 milliards d'euros de valeur marchande chaque année. Une part importante de ces produits est encore détruite, malgré leur potentiel d'utilisation, ce qui en fait un problème à la fois économique, environnemental et sociétal.